Livres du débat Ferry - Julliard vendredi 30 octobre

Publié le par Audrey Crespo-Mara

« Le pouvoir ne se partage pas » Edouard Balladur ed Fayard

 

« Sorties de crise » Patrick Artus et Olivier Pastré ed Perrin

 

« Thomas Drimm » Didier Van Cauwelaert ed Albin Michel

 

« Qu’est-ce qu’être français ? » Institut Montagne

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Jean-Pierre CANOT 05/11/2009 14:09


Bonjour, copie d'un courrier sur un sujet que vous ne manquerez pas d'évoquer.
Encore bravo pour votre émission Ferry Julliard
BERGERAC le 5 novembre 2009

Madame Nadine MORANO
Secrétaire d’État à la famille



Madame le Secrétaire d’État,


C’est une lettre anonyme que j’envisageais de vous envoyer, tant les hargne, méchanceté, et grossièreté que vous affichez sans même avoir besoin de parler me font peur, Rama YADE que vous méprisez
tant, a été pour moi un exemple de courage qui me pousse à vous écrire sans me cacher.
Je vous autorise, à dire que « je suis un vieux con, 73 ans, et que je ferais mieux de fermer ma gueule », bien que la grossièreté dans la bouche d’une vraie femme me déplaise profondément. Sans
doute faut-il voir dans l’expression féminine de cette grossièreté une victoire des combattants pour l’égalité des sexes, de ceux tout au moins qui confondent hélas l’indispensable égalité de
traitement avec l’illusion d’une égalité de comportement.
Rama YADE, femme moderne sait, elle, rester une vraie Femme dans son comportement.

« Miroir mon beau miroir, dis moi quelle est la plus belle du pays, demandait la méchante reine », retombant peut-être en enfance, j’admets aussi la remarque, l’histoire de Blanche Neige, m’est
revenue en vous voyant si hargneuse - une fois n’est pas coutume direz-vous- à la télévision.

Tout cela sent le godillot à plein nez, que ce soit au Gouvernement ou, ce qui est plus grave, au Parlement.

On se demande de plus en plus pourquoi nous devons élire plus de cinq cent députés, alors qu’il suffirait d’en élire un par groupe politique en pondérant ses voix à l’Assemblée. Le résultat serait
le même, avec toutefois une réduction des dépenses fort appréciable dans le contexte de grand déficit budgétaire où nous vivons désormais.

Mais le Gouvernement, n’est pas le Parlement ! Rétorquerez-vous toutes griffes dehors. Certes, on doit en effet y agir en bloc et solidairement, ce qui n’empêche pas tel ou tel ministre de donner
son opinion sur divers sujets, même si elle est en opposition avec celle du groupe.

Dans la navrante affaire où l’on avait le Père, le Fils, mais où manquait l’Esprit pour réaliser une nouvelle Sainte Trinité - l’esprit peut-il souffler dans un univers de si grande servilité ? -,
bien des ministres ne se sont pas privés de prendre position. Ce n’était pas une affaire de gouvernement où la solidarité doit jouer, Rama YADE a pourtant été rappelée à l’ordre parce qu’elle
refusait de faire partie de la horde des godillots.

Lorsque vous déclarez « Quand vous faites de la politique, vous le faites dans une stratégie collective, notamment d'ailleurs, en ce qui concerne les régionales » - cela n’a rien à voir avec la
solidarité gouvernementale-, vous accréditez cette idée, déjà bien affirmée par l’indispensable investiture que doit donner un parti pour toute élection, que l’élu dans ses actions ne saurait se
référer à ses propres idées mais uniquement à celles du parti qui l’a adoubé, en l’occurrence à celles d’un seul homme.

Ceci me rappelle des modèles politiques de sinistre mémoire. Il y a dix ans, au Turkménistan où régnait l’horrible dictature de Saparmurat Niyazov, je rencontrais un responsable politique local qui
préparait les élections des députés. Il était soumis et discipliné, mais laissait apparaître une révolte interne. « Mais est-ce que vous avez le choix des candidats que vous allez présenter, lui
demandai-je ? Mais absolument, nous sommes tout à fait libres, simplement, ajoutait-il avec cet humour noir que l’on trouvait dans tous ces malheureux pays, notre Turkmenbashi bien-aimé nous
suggère fortement celui que nous devons choisir ! ».






Depuis que je vote, il y a bien longtemps, j’ai toujours choisi les candidats du mouvement gaulliste, ce qui ne m’empêche pas de donner mon point de vue sur la façon dont ils exécutent le mandat
que je leur ai donné.
Je n’ai pas supporté cette incroyable atteinte à la démocratie consistant à nous administrer en suppositoire, ce que nous avions majoritairement rejeté en pilule : la constitution européenne.
Mais disait un représentant da la majorité à cette objection qui lui était faite, lorsque vous avez voté pour Nicolas SARKOZY vous saviez bien qu’il allait le faire, il l’avait assez annoncé. Eh
oui ! On voit bien là la grande servilité des élus du peuple qui ne décident que ce que veut le chef.
Je vais vous faire une confession, cette fois là je n’ai pas voté pour Monsieur SARKOZY, mais contre Madame ROYAL


Si l’on en juge pourtant par le niveau des baromètres de popularité, la reine l’emporterait sur Blanche Neige. « Les Français sont des veaux » aurait dit le Général de Gaulle, seraient-ils de
surcroît dans leurs onctions et votes qui en découlent des veaux masochistes soumis au chiasme rabelaisien : « Poignez vilains ils vous oindront, oignez vilains ils vous poindront. » ?

Je vous prie d’agréer, Madame le Secrétaire d’État ; l’expression de mes sentiments les plus choisis.