Le Grand monde d’Andy WARHOL au Grand Palais, jusqu’au 13 juillet

Publié le par Audrey Crespo-Mara

Qui est Andy Warhol ? Fils d’immigrés slovaques, né dans la cité minière de Pittsburgh (Pennsylvanie), il a son premier polaroïd à 9 ans ! Il travaille d’abord pour la pub dans le New York des années 60… Et en 1963, tout commence : Wahrol transforme une vieille usine en premier laboratoire multimédia de l’histoire « La Factory » (atelier de peintres, studio de photographe, salle de répétition rock, plateau de cinéma…). Wahrol est tout à la fois un dandy nocturne, un fils accroché à sa mère, un homme obsédé par l’argent, le roi des nuits dépravées de New York, un fidèle de l’église orthodoxe. « Drella » (Dracula + Cinderella), comme le surnomme ses adeptes, va devenir le « Pape du Pop ».

D’un simple coup d’œil, on reconnaît ses œuvres parmi mille. Il a un procédé technique unique, ne cesse de travailler en sérigraphie et peint d’après photographies des tableaux en série. Marylin Monroe, Mao, Jackie Kennedy, Sylvester Stallone, Brigitte Bardot… Il fait maquiller ses modèles, les prend en photos de nombreuses fois avec un polaroid avant de les peindre. Comme un chirurgien esthétique, il les embellit. Chaque trait est retravaillé, simplifié ou tout bonnement effacé. 1000 portraits entre 1972 et 1986, soit en moyenne un portrait par semaine.

A l’entrée de cette gigantesque exposition de 250 portraits, on peut lire Wahrol : « Tous mes portraits doivent avoir le même format pour qu’ils tiennent tous ensemble et finissent par former un seul grand tableau intitulé « Portrait de la société ». 25.000 euros le portrait, 15.000 les suivants…

La 1ère de ses icônes fut Marylin Monroe parce qu’elle fut une femme sublime, élégante et vulgaire à la fois, idiote et terriblement intelligente… Portraits post mortem réalisés en 1962. Ethel Scull, pas moins de 36 panneaux sérigraphiés. Brigitte Bardot, « une des premières femmes vraiment modernes » selon Wahrol… Humaniste et mondain. Son univers est un panthéon de stars et d’anonymes. La cote de l’artiste s’envole… Un seul exemple, Marylin. 1989, l’un de ses portraits vaut 4 millions de dollars chez Christie’s. En 1998, il en vaut 17 millions chez Sotheby’s à New York. Pour se vendre en 2007 à 28 millions chez Christie’s. Le prix a été multiplié par 7 en 20 ans.

Nous recevions Alain Cueff, commissaire de l'exposition et auteur de "Wahrol en figures" (Flammarion).

Site de l’exposition : http://www.rmn.fr/Le-grand-monde-d-Andy-Warhol

 

Publié dans blogjfrabilloud

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Ben 26/03/2009 19:02

Et pour ne pas faire la queue, réservez vos billets à l'avance sur http://www.le-grand-monde-d-andy-warhol.com

SEDAThttp://ann.over-blog.com/ajout-commentaire.php?ref=1477621&ref_article=25280795 20/03/2009 09:06

"C'est étrange que quand vous êtes seul et que vous lisez quelque chose de drôle,cela ne vous fait pas rire,mais dès que vous êtes avec quelqu'un,vous riez"...! Andy Wahrol (Pittsburg,Pennsylvanie,1928-New-York,1987).